L'année 2017 sera marquée par la célébration du bicentenaire de la mort d'Etienne Nicolas Méhul, un célèbre compositeur givetois.

Pour cette occasion, la ville de Givet, ville natale d'Etienne Nicolas Méhul, mettra à l'honneur l'enfant du pays lors de manifestations diverses (concerts, exposition..). Mais avant toute programmation, laissez-moi vous en dire un peu plus sur cet artiste trop souvent méconnu. 

Etienne Nicolas Méhul, l'enfant prodige

E.N Méhul est né à Givet le 22 juin 1763. Il était le fils d’un cuisinier, simple restaurateur qui auparavant avait exercé les fonctions de maître d’hôtel du Comte de Montmorency. Brave homme et fort pieux, ce restaurateur fit donner à son fils une sévère instruction religieuse au couvent des Récollets tout proche. Et c’est ainsi que le jeune Méhul fut appelé à recevoir d’un vieil organiste aveugle les premières notions de l’art.

Agé de 10 ans, lenfant était très doué et ses progrès furent si fulgurants qu’il jouit rapidement d’une enviable réputation dans la région. Dès l’âge de 16 ans, après un passage remarqué, une fois de plus, à l’abbaye de Laval-Dieu, Méhul part tenter la fortune à Paris. Il arrive dans la capitale en 1779 sans argent. Aussi, il donnera des leçons de clavecins pour vivre.

Dans sa petite chambre de bonne, il se met également à écrire quelques sonates et bien que peu fortuné…  il ne peut s’empêcher de fréquenter l’opéra. C’est là, après avoir entendu une œuvre remarquable du célèbre compositeur GLUCK qu’il se décide à le rencontrer pour lui dire toute son admiration. Cette rencontre est primordiale dans la vie de Méhul puisqu’elle va lui ouvrir les portes de la gloire...

Il faut savoir que c’est à l’âge de 19 ans, que Méhul fut vraiment révélé au grand public, grâce à la mise en musique d’une ode sacrée de Jean-Baptiste Rousseau, qui fut jouée à l’opéra.​ S’ensuivirent des sonates, des opéras mais aussi des hymnes patriotiques et plus particulièrement le célèbre « Chant du Départ » qui immortalisera Méhul.

Etienne Nicolas Méhul s'éteindra à Paris le 18 octobre 1817.

1817-2017, le bicentenaire de la mort d'E.N Méhul

200 ans après sa mort, Etienne Nicolas Méhul reste toujours dans les mémoires et sa musique résonne encore dans les rues de Givet. En vous promenant dans Givet, vous entendrez certainement quelques notes du "Chant du Départ" depuis le campanile de l'hôtel de ville. E.N Méhul sera donc mis à l'honneur cette année et le lancement de ce bicentenaire aura lieu ce dimanche 15 janvier 2017.

Une exposition sur la vie de Méhul

La journée débutera à 11h par le vernissage de l'exposition "Chronologie et vie de Méhul" au Centre Européen des Métiers d'Arts, quai des Fours. Une exposition qui retracera le parcours du compositeur à travers des documents mais aussi des objets ayant appartenu à E.N Méhul. Vous pourrez également admirer une magnifique copie de clavecin fabriqué par Taskin, facteur officiel de Louis XV et de Louis XVI. Un jeune luthier exposera également son travail agrémenté de documents montrant les différentes étapes de fabrication de violon. 

Cette exposition restera ouverte jusqu'au 12 février inclus, uniquement les après-midis de 14h30 à 18h00. Monsieur Durracq sera présent tous les après-midis pour répondre aux éventuelles questions concernant l'histoire de Méhul. Une exposition qui plaira, à coup sûr, aux grands passionnés de musique. 

Le fifre et la lyre: Histoire musicale d'Etienne-Nicolas Méhul

« Les Français sont-ils à ce point oublieux de leurs gloires nationales, qu'il faille déjà leur rappeler quel fut l'auteur d'Euphrosine, à quelle époque il vécut, le titre de ses œuvres et le style de ses compositions ! ». Ainsi s'exprime Berlioz au sujet de Méhul, dans Les Soirées de l'orchestre, trois décennies seulement après la disparition précoce de l'auteur de Stratonice. Malheureusement, aujourd'hui encore, force est de constater que le nom de Méhul n'est guère connu qu'au travers du Chant du départ, qui fut, durant le premier Empire, l'hymne national (bien avant la Marseillaise), ou par de rares mélomanes goûtant les ressemblances entre la première symphonie de Méhul et la 5e de Beethoven.

En effet, qui se souvient aujourd'hui du duo d'Euphrosine qui lança la carrière du compositeur ? Qui connaît les beautés de ses opéras-comiques ? Où peut-on entendre les passions tourmentées de Stratonice, de Mélidor, d'Ariodant ou de Joseph, qui rendirent Méhul célèbre au-delà de nos frontières et à travers les âges ?

D'ailleurs, Wagner ne disait-il pas que la découverte de Joseph l'avait « transporté dans un monde supérieur » ? Maxime Margollé, directeur artistique des Emportés.

Vous l'aurez compris, ce récital a pour but de faire redécouvrir certaines des plus belles pages des œuvres de Méhul et de ses contemporains. Allant de Gluck à la fin de la vie de Méhul en passant par les principaux acteurs de l'activité musicale, un beau voyage musical vous attend.

Ce concert se déroulera dimanche 15 janvier, à 15h00, à la salle Louis Jouvet, à l'espace de spectacles le Manège-Givet

Distribution : Maxime Margollé (direction artistique), Karolos Zouganelis (piano), Pauline Texier (soprano), David Tricou (Ténor).