D'après un historien local, Dom Albert Noël, les premiers habitants de Fumay s'établirent autour de la Chapelle Notre Dame de Divers-Monts qu'un moine évangéliste, Saint-Materne, aurait érigé vers le VIème siècle après avoir tué, selon la légende, le « fameux serpent qui terrorisait les bois de Fumay ». Les premiers habitants se seraient ensuite installés autour de cet édifice, desservi par les moines de la Collégiale de Molhain, puis par les moines hiéronymites (ordre de Saint-Jérôme).

Un peu d'histoire

Sa situation géographique, aux « limites » des Pays-Bas et du Royaume de France sur le cours de la Meuse, fait que Fumay acquiert une importance stratégique, tant sur le plan militaire qu'économique.

L'ardoise est un élément clé de Fumay. Elle a été exploitée durant 8 siècles (à partir du XIIème siècle). Jusqu'à la fermeture des deux derniers sites en 1971, un grand nombre d'exploitations sont concentrées au coeur même de la ville, dans un périmètre d'environ 200m autour de l'église. La fin du 19ème siècle va enregistrer un premier ralentissement d'activité marqué par une diminution de la demande sur le marché français et à l'aube de la 1ère Guerre Mondiale, tout l'appareil économique local sera arrêté, excepté l'ardoisière Saint-Joseph qui fonctionnera grâce à sa centrale hydrolectrique. Mais c'est la crise de 1929 qui portera un coup fatal à la production fumacienne. 

Une fresque a été érigée en l'honneur des scailleuteux afin de représenter leur dur métier. Oeuvre de Georges Favaudon, elle fut inaugurée en 1988 et rend un bel hommage aux mineurs du bassin de Fumay.

L'Ardoise était principalement utilisée pour les toits mais elle a aussi contribué à la construction de maisons. Elle s'est exportée non seulement en France mais aussi dans les pays limitrophes et même jusqu'en Australie. Elle a reçu la médaille d'or à l'exposition universelle de Bruxelles en 1958.

Les maisons fumaciennes possèdent des caractéristiques faciles à reconnaitre :

  • L'accès à la cave, qui s'effectue directement sur la rue (trappe située à même le trottoir que l'on appel ici « tape-cul »)
  • L'éclairage des combles par des petites baies de forme carrée
  • La présence d'une imposte qui surmonte la porte d'entrée

Fumay : terre de légende

Ne quittez pas Fumay sans avoir vu l'église St-Georges. Cet édifice de style néogothique date du 19ème siècle. Ses dimensions sont impressionnantes : 62m de long, 20m de large et 70m de hauteur. La majorité des vitraux proviennent des confréries, faisant de cette église l'une des plus dotées en ce domaine du département. A l'intérieur l'orgue fut nommé le « plus bel orgue de la vallée » par Louis MAILFAIT. Écoutez le carillon, avec ses sonneries très élaborées qui varient suivant les quarts d'heure mais également suivant les pério des religieuses.

Des chapelles sont également présentes à Fumay comme la chapelle Saint-Roch, construite en 1662. Une légende s'y rapporte:

Celle du "clou porte-bonheur" que les jeunes filles, cherchant un mari, devaient embrasser en pensant à l'être aimé, leur assurant ainsi un mariage dans l'année, ou 7 ans plus tard car, à l'époque, le service militaire durait 7 ans.

Enfin une dernière légende portant sur la chapelle Sainte Barbe (construite en 1821 sur l'ancienne Fosse des Trépassés, l'une des ardoisières le plus importantes de la ville) dit que Ste Barbe qui protégeait contre la foudre, la mort subite et contre le coup de grisou, faisant d'elle la sainte patronne des mineurs, mais aussi de plusieurs corporations devant affronter le feu : comme notamment les sapeurs pompiers, les artificiers, les artilleurs. Elle est aussi la Sainte Patronne des Ardoisiers. Une statuette de la sainte était souvent présente à l'entrée des galeries, eclairée par une petit chandelle. Saint-Roch et Sainte Barbe dont encore fêtes de nos jours.

Émerveiller :

Pour terminer, n'hésitez pas à aller au point de vue de « La Platale » qui se situe sur la commune de Haybes, mais qui permet d'avoir un superbe panorama sur toute la ville de Fumay et d'où il est possible d'admirer l'ensemble de la boucle de Meuse qui enserre la cité de l'Ardoise.

 

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